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Petit courrier des théâtres

Le Figaro – Vendredi 16 octobre 1868

Voici les deux couplets, déjà populaires, que chantent si comiquement, en raclant de la guitare, mademoiselle Schneider et Dupuis au premier acte de la Périchole ; même sans la musique, c’est encore une excellente bouffonnerie

L’ESPAGNOL ET LA JEUNE INDIENNE

Le conquérant dit à la jeune Indienne
– Tu vois, Fatma, que je suis ton vainqueur ;
Mais ma vertu doit respecter la tienne,
Et ce respect arrête mon ardeur.
Va dire, enfant, à ta tribu sauvage
Que l’étranger qui foule ici son sol
A pour devise : Abstinence et courage.
On sait aimer quand on est Espagnol

A ce discours, la jeune Indienne, émue,
Vers son vainqueur élève ses beaux yeux ;
Elle pâlit et chancelle à sa vue,
Car il lui plaît, ce soldat généreux.
Un an plus tard, gage de leur tendresse,
Un bel enfant dort sous son parasol.
Et ses parents chantent avec ivresse :
– Il grandira, car il est Espagnol !

*
* *

Voici les recettes des huit premières représentations de la Périchole

Première 1.,890 50
Deuxième 3,195 50
Troisième 4,310 » »
Quatrième 4,941 » »
Cinquième 4.913 » »
Sixième 5,038 4 50
Septième 4,793 » »
Huitième 4,801 50

MM. Charles Narrey et Albert Vizentini ont lu hier une opérette en un acte aux artistes des Bouffes-Parisiens.

Jules Prével.

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