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Petit courrier des théâtres

Le Figaro – Jeudi 5 novembre 1868

Offenbach n’est pas content. Chose étrange ! il trouve qu’il tient trop d’affiches de théâtres, il veut au moins que son nom disparaisse de l’une d’elles, et c’est M. Martinet qui sera victime de sa modestie.

Le maestro n’entend pas que les Fantaisies-Parisiennes continuent à représenter Le 66. M. Martinet tient bon, et il va y avoir procès.

Il paraît que, l’année dernière, M. Martinet, à la recherche d’un succès, entreprit de reprendre cette opérette sans en demander la permission à l’auteur ; les paroliers seuls auraient donné leur autorisation.

M. Offenbach, quelque peu mécontent, voulut faire des observations, mais devant les supplications du directeur, il s’attendrit et laissa faire sans cependant donner son autorisation.

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Cette année, il comptait faire reprendre Le 66 par les Bouffes. M. Martinet apprend la chose, et vite il s’empresse de le jouer sur son théâtre.

Ceci ne faisait guère le compte d’Offenbach qui cette fois, réclame énergiquement.

M. Martinet se targue de l’autorisation des paroliers, et ne veut pas retirer la pièce de l’afliche.

Offonbach continue à persister dans son droit : de là le procès.

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Il y a une considération importante, qui pousse le maëstro à maintenir sa décision : c’est une question toute financière. L’opérette qui, sur un autre théâtre, pourrait lui donner une rémunération assez importante, ne lui rapporte aux Fantaisies que 29 sous en moyenne.

(...)

Jules Prével.

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