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Paris au jour le jour

Le Figaro – Mercredi 27 novembre 1867

L’opinion de la critique sur Robinson Crusoé commence à se dessiner.

M. de Gasperini trouve que l’épreuve tentée par M. Offenbach est décisive en sa faveur :

Je n’admire pas tout dans l’œuvre nouvelle, dit-il. J’en proclame les tendances élevées et j’y trouve certains signes où je reconnais la main d’un maître.

M. Weber, du Temps, tout en faisant des réserves, constate que :

Certains morceaux de Robinson compteront parmi les meilleurs et les plus fins qu’ait écrits l’auteur des Bavards et de la Grande-Duchesse de Gérolstein ; d’autres valent mieux qu’ils ne l’ont paru à la première représentation.

Cher M. Prevost, de la France, beaucoup de mots mais peu de jugements. En revanche, un calembourg atroce sur le livret, trouvé faible en général :

Ordinairement, Cormon Crémieux.

Aïe ! Pour nous remettre nous n’avons que M. Azevedo, qui a été aussi courtois, a eu la main aussi légère que de coutume, et, de samedi à mardi n’a pas eu le loisir de formuler son opinion. Il veut distiller son venin, l’aimable homme.

Francis Magnard.

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