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Paris en détail

Le Figaro – Jeudi 12 juillet 1866

(…)

Si M. Dennery ou M. Plouvier imaginaient un tissu d’horreurs comme celui qui constitue la tragédie d’Alrée et Thyeste, leur pièce serait longtemps retenue et fortement raturée par la censure, et les feuilletonistes ne trouveraient pas assez d’adjectif contre cette extravagance.

Il s’agit en effet, d’un oncle qui tue ses neveux et qui les sert
en civet à leur père, dans un repas de réconciliation.

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* *

Mis en musique par M. Offenbach, et détaillé par M. Meilhac, ce sujet ne laisserait pas que d’être amusant, car on découvrirait au neuvième tableau que le civet a été réellement fait avec un lièvre acheté à la Vallée par Grenier, chambellan du roi Dupuis-Atrée. Le jeune prince (Mlle Schneider pourrait inaugurer les travestis dans ce rôle), sauvé par les soins du fidèle Kopp, se livrerait à une bacchanale échevelée entre son père joyeux et son oncle repentant.

Et tout Paris répéterait le célèbre rondeau de Thyeste-Couder.

O race des Alrides
T[lettres illisibles]ride qui s’efface (bis).

(…)

Francis Magnard.

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