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Faits divers

Le Temps – Lundi 10 octobre 1887

– A l’hôtel Drouot, la vente Jacques Offenbach s’est continuée hier. La seconde vacation a produit une quinzaine de mille francs.

Signalons dans le mobilier, qui était tout à fait ordinaire :

Deux fauteuils en bois doré, recouverts de velours rouge, derniers vestiges de la direction désastreuse de la Gaîté, qui ont été vendus 330 fr.

Un tapis fond noir, à bords bleu et rouge, portant brodés au centre les divers personnages de la Grande-Duchesse, qui a été adjugé 162 fr.

Une table avec dessins sur la face de la tablette a été payée 1,525 francs.

On s’est disputé le bâton de chef d’orchestre monté or que tenait Offenbach à la première et à la centième d’Orphée aux Enfers ; il a été vendu 260 francs. Deux autres bâtons avec montures argent doré ont été payés 100 et 110 francs.

Le violoncelle de l’illustre compositeur, celui dont il se servait à son arrivée à Paris, a été adjugé 515 francs, bien qu’il fût en très mauvais état.

Son buste en marbre blanc, signé Terrier, a été acheté 800 francs.

Une couronne de lauriers en argent doré, offerte par les artistes de la Gaîté à leur directeur, a été vendue au poids 290 francs.

Des lauriers à l’hôtel Drouot ! le fait est malheureusement plus fréquent qu’on ne le pense.

La vente se terminera lundi par les bibelots de peu d’importance ; elle produira en tout quarante mille francs environ.

[Non signé]

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